Le ravalement de façade est l’un des chantiers les plus visibles de la vie d’une copropriété, et souvent l’un des plus lourds pour son budget. Il porte sur les parties communes de l’immeuble et se décide donc collectivement, en assemblée générale. Selon la commune, l’état de la façade et la nature des travaux, il peut être imposé par le maire, soumis à déclaration préalable ou devoir s’accompagner d’une isolation thermique.
Quand le ravalement devient-il obligatoire ? Quelle majorité faut-il réunir pour le voter ? Et comment le financer sans déséquilibrer le budget des copropriétaires ?
Qu’est-ce qu’un ravalement de façade en copropriété ?
En bref : Le ravalement de façade désigne l’ensemble des travaux qui remettent en état les murs extérieurs d’un immeuble : nettoyage, réparation des supports, traitement de protection et finition. En copropriété, la façade est en principe une partie commune : les travaux sont décidés en assemblée générale et financés par les copropriétaires.
Une façade subit en permanence la pluie, le gel, les écarts de température, la pollution et parfois les mouvements du terrain. Avec le temps apparaissent des fissures, des enduits qui se décollent, des traînées noires, des mousses et des lichens, puis des infiltrations lorsque le mur ne protège plus correctement l’intérieur de l’eau. Le ravalement traite ces désordres avant qu’ils n’atteignent la structure du bâtiment.
Ses bénéfices sont de trois ordres. Il protège le bâti en restaurant l’étanchéité des murs, il améliore l’aspect de l’immeuble depuis la rue, et il contribue à préserver la valeur des lots. Un ravalement simple ne rend en revanche pas l’immeuble mieux isolé : seul l’ajout d’un isolant, par exemple une isolation thermique par l’extérieur, améliore sa performance énergétique.
En copropriété, la loi répute parties communes le gros œuvre des bâtiments, dont relèvent les murs de façade, sauf disposition contraire des titres. Certains éléments visibles en façade, comme les fenêtres, les volets ou les garde-corps, peuvent toutefois être qualifiés de privatifs. C’est le règlement de copropriété qui fixe cette répartition, et donc la façon dont le coût des travaux est partagé.
Quelles sont les étapes d’un ravalement de façade ?
En bref : Un ravalement suit en général cinq étapes : le diagnostic de la façade, le nettoyage, la réparation des supports, le traitement de protection et la finition. Les techniques employées dépendent de la nature du matériau.
Il n’existe pas de ravalement type : une façade en pierre de taille, un enduit ciment ou un béton peint ne se traitent pas de la même manière. Le choix des techniques doit partir d’un état des lieux précis du support.
Le diagnostic de la façade
Un architecte, un maître d’œuvre ou une entreprise spécialisée examine la façade : nature des matériaux, fissures, zones d’humidité, état des enduits et des éléments rapportés. Ce diagnostic oriente les techniques à employer et permet de vérifier, dès le départ, si les travaux déclencheront l’obligation d’isolation thermique.
Le nettoyage ou le décapage
Le nettoyage retire les salissures, les dépôts de pollution et les anciennes peintures dégradées. Il peut se faire à l’eau, à basse ou haute pression, par projection d’un abrasif (sablage, gommage, hydrogommage) ou à l’aide de produits chimiques adaptés au support. Un procédé trop agressif peut abîmer durablement une pierre tendre ou un enduit ancien.
La réparation des supports
Les fissures superficielles sont rebouchées au mortier ou au mastic, les enduits décollés sont purgés puis refaits, les éléments dégradés sont remplacés. Une fissure traversante ou évolutive appelle d’abord l’avis d’un expert ou d’un bureau d’études, car elle peut révéler un problème de structure qu’un simple rebouchage masquerait.
Le traitement de protection
Un traitement algicide et fongicide limite le retour des mousses, des lichens et des champignons. Un traitement hydrofuge peut ensuite réduire la pénétration de l’eau de pluie, à condition d’être compatible avec le support et de laisser le mur évacuer sa propre humidité.
La finition
La façade reçoit enfin sa finition : peinture, enduit (lissé, gratté, taloché, écrasé…), revêtement ou simple remise à nu pour une pierre de taille. Le choix des teintes et des matériaux peut être encadré par le plan local d’urbanisme ou par un nuancier communal.
Le ravalement de façade est-il obligatoire ?
En bref : Aucune périodicité n’est imposée partout. À Paris et dans les communes visées par un arrêté préfectoral, le maire peut toutefois exiger un ravalement au moins une fois tous les 10 ans. Partout ailleurs, le syndicat des copropriétaires reste tenu d’entretenir les façades de l’immeuble.
À Paris et dans les communes visées par un arrêté préfectoral, ce qui concerne notamment Lyon et Nantes, le code de la construction et de l’habitation impose que les façades soient tenues en bon état de propreté et ravalées au moins une fois tous les dix ans. Dans les autres communes, ce dispositif ne prévoit aucune périodicité.
Dans ces communes, le ravalement n’est pas automatique : il est déclenché par une injonction du maire, motivée par l’état de l’immeuble et son insertion dans l’environnement urbain. Pour savoir si votre immeuble est concerné, le plus simple est d’interroger le service de l’urbanisme de la mairie. Les règles applicables sont rappelées dans la fiche officielle consacrée à la fréquence du ravalement.
Hors de ces communes, la copropriété n’est pas libre de laisser sa façade se dégrader. Le syndicat des copropriétaires a pour objet la conservation de l’immeuble et répond des dommages qui trouvent leur origine dans les parties communes, comme une chute d’enduit sur un passant. Lorsque l’état de la façade menace la sécurité, le maire peut en outre engager une procédure de mise en sécurité, indépendante de l’obligation décennale.
Que se passe-t-il en cas d’injonction de ravalement ?
La procédure suit un calendrier fixé par le code de la construction et de l’habitation. Chaque étape ouvre un délai, et l’inaction expose le syndicat à une exécution forcée.
| Étape | Délai et conséquences |
|---|---|
| Injonction du maire | Les travaux doivent être entrepris dans les 6 mois |
| Travaux non entrepris dans les 6 mois | Le maire peut prendre un arrêté prescrivant les travaux dans un délai d’un an au maximum |
| Arrêté non exécuté | Travaux d’office aux frais du syndicat, sur autorisation du président du tribunal judiciaire |
| Sanction pénale | Amende de 3 750 € pour le propriétaire, ou le syndicat des copropriétaires, qui n’a pas exécuté les travaux dans les délais |
Faut-il une déclaration préalable pour un ravalement de façade ?
En bref : Un ravalement est en principe dispensé de formalité d’urbanisme. Une déclaration préalable est requise dans les secteurs protégés, sur les immeubles protégés par le plan local d’urbanisme et dans les communes qui ont soumis les ravalements à autorisation. Une isolation par l’extérieur relève en principe de la déclaration préalable.
Depuis 2014, les travaux de ravalement sont en principe dispensés de déclaration préalable. Le code de l’urbanisme les exclut même expressément de la règle qui soumet à déclaration les travaux modifiant l’aspect extérieur d’un bâtiment. Ce principe connaît toutefois de nombreuses exceptions, si bien qu’en ville, une large part des ravalements reste soumise à déclaration. Avant tout vote, il faut donc vérifier la situation de l’immeuble auprès du service de l’urbanisme.
| Situation | Déclaration préalable |
|---|---|
| Ravalement hors secteur protégé, dans une commune sans délibération | Non |
| Site patrimonial remarquable ou abords d’un monument historique | Oui |
| Site inscrit, classé ou en instance de classement | Oui |
| Réserve naturelle ou cœur d’un parc national | Oui |
| Immeuble protégé par le plan local d’urbanisme | Oui |
| Commune ayant soumis les ravalements à autorisation | Oui |
| Isolation thermique par l’extérieur | Oui, en principe |
Le cas d’un ravalement qui change la teinte ou les matériaux de la façade est moins tranché : sa qualification dépend de l’ampleur de la modification et des règles locales. Mieux vaut interroger le service de l’urbanisme avant de figer le projet.
Dans un site patrimonial remarquable, qui a remplacé les anciens secteurs sauvegardés, ou aux abords d’un monument historique, le projet est en outre soumis, selon les cas, à l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. Celui-ci peut encadrer les teintes, les matériaux et les techniques de mise en œuvre. En site classé, une autorisation spéciale prévue par le code de l’environnement s’ajoute aux formalités d’urbanisme.
Quand l’isolation thermique est-elle obligatoire lors d’un ravalement ?
En bref : Depuis 2017, un ravalement important portant sur au moins 50 % d’une paroi de locaux chauffés, constituée majoritairement de terre cuite, de béton, de ciment ou de métal, impose en principe d’isoler cette paroi. Plusieurs exceptions permettent d’y échapper, sur justification.
Cette obligation découle de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 et de son décret d’application du 30 mai 2016. Elle figure aujourd’hui aux articles R173-4 à R173-7 du code de la construction et de l’habitation.
Trois conditions doivent être réunies. Les parois ravalées doivent appartenir à des locaux chauffés donnant sur l’extérieur. Elles doivent être constituées à plus de 50 % de leur surface, hors ouvertures, de terre cuite, de béton, de ciment ou de métal. Enfin, les travaux doivent porter sur au moins 50 % d’une paroi, hors ouvertures, et consister à refaire l’enduit existant, à remplacer un parement existant ou à poser un nouveau parement. Un simple nettoyage suivi d’une remise en peinture n’entre pas dans ce cadre, pas plus qu’une façade en pierre, en terre crue, en torchis ou en bois.
Dans quels cas la copropriété est-elle dispensée d’isoler ?
Le syndicat des copropriétaires peut être dispensé d’isoler en cas de risque de pathologie du bâti, de non-conformité aux règles d’urbanisme ou aux servitudes, de contradiction avec les prescriptions applicables en secteur protégé, ou de disproportion manifeste entre les avantages de l’isolation et ses inconvénients. Chaque dispense doit être justifiée, selon les cas, par une note argumentée d’un professionnel ou d’un architecte. Certains bâtiments sont par ailleurs exclus du dispositif, comme ceux qui ont reçu le label « Architecture contemporaine remarquable ».
Pour la disproportion manifeste, le code retient deux situations : une isolation par l’extérieur qui dégraderait significativement la qualité architecturale de la façade, justifiée par une note d’architecte, ou un temps de retour sur investissement du surcoût de l’isolation, aides publiques déduites, supérieur à 10 ans. Ce temps de retour se justifie soit par une note d’un professionnel, soit par comparaison du bâtiment aux cas types du guide officiel auquel renvoie le code.
L’administration considère ainsi la disproportion comme établie dans plusieurs cas types :
- bâtiment construit après 2001, ou façade isolée après 2008,
- façade déjà isolée avec une résistance thermique d’au moins 2,3 m².K/W,
- balcons d’une profondeur inférieure à 1 mètre,
- isolation imposant de reconstituer à l’identique des modénatures existantes ou de désamianter,
- audit énergétique de moins de 10 ans concluant que l’isolation n’est pas opportune.
Le guide de l’ADEME sur l’obligation d’isolation détaille la méthode de calcul, et la fiche officielle sur l’isolation lors d’un ravalement récapitule l’ensemble des exceptions. Pour aller plus loin, notre guide sur l’isolation thermique en copropriété présente les obligations, les aides et le vote des travaux.
Quelle majorité pour voter un ravalement de façade en copropriété ?
En bref : Un ravalement d’entretien se vote à la majorité simple de l’article 24. Des travaux d’amélioration ou d’économie d’énergie, comme une isolation thermique par l’extérieur, relèvent en principe de la majorité absolue de l’article 25, avec un second vote possible à la majorité de l’article 24.
Le ravalement doit être inscrit à l’ordre du jour de l’assemblée générale. Les devis et les conditions essentielles des contrats sont joints à la convocation, afin que chaque copropriétaire puisse se prononcer en connaissance de cause. Au-delà du montant fixé par l’assemblée générale, la mise en concurrence des entreprises est obligatoire.
| Type de travaux | Majorité requise |
|---|---|
| Ravalement d’entretien ou à l’identique, y compris imposé par la mairie | Majorité simple (article 24) |
| Ravalement comportant une transformation ou une amélioration | Majorité absolue (article 25) |
| Isolation thermique de la façade décidée volontairement | Majorité absolue (article 25) |
La majorité simple de l’article 24 correspond à la majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondance. La majorité absolue de l’article 25 exige la majorité des voix de tous les copropriétaires, présents ou non. Lorsqu’un projet relevant de l’article 25 n’atteint pas cette majorité mais recueille au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires, l’assemblée procède immédiatement à un second vote à la majorité de l’article 24. Pour les travaux d’économie d’énergie, comme l’isolation de la façade, une nouvelle assemblée convoquée dans les trois mois peut même adopter le même projet à la majorité de l’article 24 lorsque le premier vote n’a pas atteint ce tiers. L’ANIL détaille ces règles de majorité en cas de travaux.
Lorsque l’isolation est imposée par l’obligation d’isoler lors d’un ravalement important, elle doit être distinguée d’une isolation décidée volontairement. L’article 24 de la loi du 10 juillet 1965 soumet à la majorité simple les modalités de réalisation et d’exécution des travaux rendus obligatoires par la loi ou le règlement, tandis que les travaux d’économie d’énergie relèvent en principe de l’article 25. Le syndic vérifie donc l’objet précis de chaque résolution soumise au vote afin de déterminer la majorité applicable.
Comment financer un ravalement de façade en copropriété ?
En bref : Le coût du ravalement est réparti entre les copropriétaires selon la clé prévue par le règlement de copropriété, en général leurs tantièmes. Il peut être financé par le fonds de travaux, par un emprunt collectif et, pour la partie isolation, par des aides à la rénovation énergétique.
Le coût d’un ravalement dépend de nombreux paramètres : surface et hauteur des façades, nature et état du support, techniques retenues, accès au chantier et, surtout, ajout éventuel d’une isolation thermique, qui alourdit sensiblement le budget. Seuls des devis comparés, établis après diagnostic, permettent de le chiffrer de façon fiable.
La dépense est répartie entre les copropriétaires selon leurs tantièmes, ou selon une clé spécifique si le règlement de copropriété en prévoit une, par exemple pour un bâtiment distinct ou pour des éléments privatifs. Notre guide sur le montant des charges de copropriété détaille ces mécanismes.
Plusieurs leviers permettent d’étaler ou d’alléger l’effort des copropriétaires :
- le fonds de travaux de la copropriété, mobilisable lorsque le ravalement est prévu dans le plan pluriannuel de travaux adopté, ou qu’il est nécessaire à la sauvegarde de l’immeuble ou à des économies d’énergie,
- l’emprunt collectif, voté par l’assemblée générale et souscrit au nom du syndicat. Il peut être réservé aux copropriétaires qui choisissent d’y participer. Depuis la loi du 9 avril 2024, il peut aussi prendre la forme d’un prêt à adhésion automatique pour les travaux de conservation de l’immeuble, les travaux rendus obligatoires, comme un ravalement imposé par le maire, ou les travaux d’économie d’énergie : chaque copropriétaire y participe, sauf s’il notifie son refus dans les deux mois suivant la notification du procès-verbal et verse sa quote-part dans les six mois suivant cette même notification,
- des appels de fonds échelonnés, dont l’assemblée générale fixe le calendrier en votant les travaux.
Le ravalement figure souvent dans le projet de plan pluriannuel de travaux, désormais obligatoire pour les copropriétés à destination totale ou partielle d’habitation de plus de 15 ans, sauf notamment lorsqu’un diagnostic technique global ne fait apparaître aucun besoin de travaux dans les dix années suivantes. L’anticiper permet d’alimenter le fonds de travaux en conséquence, plutôt que de recourir à des appels de fonds exceptionnels.
Quelles aides pour un ravalement avec isolation ?
Un ravalement d’entretien n’ouvre en principe pas droit aux aides nationales à la rénovation énergétique. Lorsqu’il s’accompagne d’une isolation, plusieurs dispositifs peuvent en revanche être mobilisés par le syndicat des copropriétaires.
| Dispositif | Ce qu’il finance |
|---|---|
| Certificats d’économies d’énergie (CEE) | Primes versées par les fournisseurs d’énergie pour des travaux d’économie d’énergie, dont l’isolation des murs |
| MaPrimeRénov’ Copropriété | Aide de l’Anah versée au syndicat pour une rénovation énergétique globale permettant un gain énergétique d’au moins 35 % |
| Éco-prêt à taux zéro copropriétés | Prêt sans intérêts souscrit par le syndicat pour des travaux d’économie d’énergie réalisés par des entreprises RGE |
| Aides locales | Subventions proposées par certaines communes, notamment dans les périmètres de ravalement obligatoire |
Les conditions et les montants de ces aides évoluent régulièrement. Leur éligibilité se vérifie avant le vote, car certaines doivent être demandées avant le démarrage des travaux. L’ANIL présente par exemple les conditions de l’éco-prêt à taux zéro copropriétés.
Quel est le rôle du syndic dans un ravalement de façade ?
En bref : Le syndic prépare la décision de l’assemblée générale, puis exécute les travaux votés : commande, appels de fonds, suivi du chantier avec le maître d’œuvre et, le cas échéant, dépôt des dossiers d’autorisation et d’aides.
Le syndic administre l’immeuble et pourvoit à sa conservation, à sa garde et à son entretien. En cas d’urgence, il fait procéder de sa propre initiative aux travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble, par exemple pour sécuriser une façade dont des éléments menacent de tomber.
Pour un ravalement, il recueille les devis, organise la mise en concurrence en lien avec le conseil syndical, inscrit le projet à l’ordre du jour et joint les pièces utiles à la convocation. Une fois les travaux votés, il passe commande, lance les appels de fonds et suit le chantier jusqu’à la réception, avec un architecte ou un maître d’œuvre lorsque l’ampleur des travaux le justifie. Il informe également les occupants du déroulement du chantier.
Questions fréquentes sur le ravalement de façade en copropriété
En bref : Le ravalement n’est obligatoire tous les 10 ans que dans certaines communes. Il est payé par l’ensemble des copropriétaires, et une décision régulièrement votée s’impose à tous.
Le ravalement de façade est-il obligatoire tous les 10 ans ?
Non, le ravalement n’est pas obligatoire tous les 10 ans partout. Cette périodicité s’applique à Paris et dans les communes visées par un arrêté préfectoral, notamment Lyon et Nantes, sur injonction du maire. Ailleurs, aucune périodicité n’est imposée, mais le syndicat doit entretenir les façades.
Qui paie le ravalement de façade en copropriété ?
Le ravalement de façade est payé par l’ensemble des copropriétaires, selon la clé de répartition prévue par le règlement de copropriété, en général leurs tantièmes. La prise en charge des éléments privatifs, comme les fenêtres ou les volets, dépend du règlement de copropriété.
Un copropriétaire peut-il refuser de payer un ravalement voté ?
Non, une décision régulièrement votée en assemblée générale s’impose à tous les copropriétaires, y compris à ceux qui ont voté contre. Un copropriétaire opposant ou défaillant peut seulement la contester en justice, dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal.
Faut-il une déclaration préalable pour repeindre la façade d’un immeuble ?
Pas nécessairement. Un ravalement est en principe dispensé de déclaration préalable, sauf en secteur protégé, sur un immeuble protégé par le plan local d’urbanisme ou si la commune a soumis ces travaux à autorisation. En cas de changement de teinte ou d’isolation par l’extérieur, mieux vaut vérifier les formalités auprès du service de l’urbanisme.
L’isolation est-elle obligatoire lors d’un ravalement de façade ?
Non, pas systématiquement. L’isolation est obligatoire lors d’un ravalement important, portant sur au moins 50 % d’une paroi de locaux chauffés en terre cuite, béton, ciment ou métal, sauf si la copropriété justifie d’une exception prévue par le code de la construction et de l’habitation.
Quels textes encadrent le ravalement de façade ?
Le ravalement obligatoire relève des articles L126-2 et suivants du code de la construction et de l’habitation, complétés par l’article L183-12 pour l’amende. L’obligation d’isolation figure aux articles R173-4 à R173-7 du même code, et le vote en assemblée générale relève des articles 24, 25 et 25-1 de la loi du 10 juillet 1965.
Un projet de ravalement dans votre copropriété ?
Diagnostic, devis, autorisations, vote en assemblée générale et aides : un ravalement se prépare en amont. En tant que syndic, Sergic accompagne les copropriétés dans la préparation, le vote et le suivi de leurs travaux.



























