La superficie loi Carrez figure obligatoirement dans l’acte de vente d’un lot de copropriété concerné et sert de référence pour comparer le prix au mètre carré. Sa méthode de calcul tient en quelques lignes de texte réglementaire, mais son périmètre reste une source constante de litiges. Une cave, en principe, ne compte pas, un grenier peut compter, et une loggia dépend notamment de ce qu’en dit le règlement de copropriété.
Quelles surfaces entrent réellement dans ce calcul ? Que risque un vendeur en cas d’erreur ? Et la superficie loi Carrez sert-elle vraiment à répartir les charges de copropriété ?
Qu’est-ce que la superficie privative au sens de la loi Carrez ?
En bref : La superficie privative au sens de la loi Carrez est la superficie des planchers des locaux clos et couverts d’un lot de copropriété, mesurée après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d’escalier, gaines et embrasures de portes et de fenêtres. Elle est définie par l’article 4-1 du décret du 17 mars 1967.
Pour comprendre la superficie loi Carrez, le plus simple est d’imaginer le logement vu du dessus, vidé de ses meubles. On mesure le sol de chaque pièce fermée, on met de côté tout ce qui n’est pas du sol praticable, et on additionne. Cette mesure ne dit rien du volume, du confort ni de la valeur du bien : elle donne un nombre de mètres carrés, et c’est sur ce nombre que se négocie le prix.
Le mot « privatif » est le premier piège, parce qu’il fait deux métiers à la fois. Dans « superficie privative », il désigne la mesure elle-même, celle qu’exige la loi Carrez. Dans « partie privative », il désigne ce qui appartient en propre à un copropriétaire, par opposition aux parties communes de l’immeuble. Les deux sens se rejoignent sur un point essentiel : seules les parties privatives se mesurent. Un espace qui reste juridiquement commun n’entre jamais dans la superficie, même si le copropriétaire est le seul à s’en servir.
Un second piège attend le lecteur, et il tient en une phrase : la superficie privative n’est pas la surface habitable. Ces deux mesures répondent à deux textes différents et à deux usages différents, l’une notamment pour vendre, l’autre notamment pour louer. Pour un même logement, elles n’aboutissent pas au même nombre de mètres carrés, et la superficie Carrez est souvent la plus élevée des deux.
Reste à savoir d’où vient la règle, car la loi Carrez ne se lit pas sous ce nom. La loi du 18 décembre 1996 a inséré un article 46 dans la loi du 10 juillet 1965 qui régit les copropriétés, et c’est là que l’obligation vit aujourd’hui. Elle protège l’acquéreur : avant elle, rien n’empêchait un vendeur d’annoncer une surface estimée et d’en tirer un prix au mètre carré. L’article 4-1 du décret du 17 mars 1967 fixe la méthode de calcul.
Quels biens sont concernés par la loi Carrez ?
En bref : La loi Carrez s’applique en principe à la vente de tout lot ou fraction de lot de copropriété d’au moins 8 m², hors caves, garages et emplacements de stationnement, quel que soit son usage. Une maison individuelle qui n’est pas soumise au statut de la copropriété n’est pas concernée.
Certains vendeurs ignorent que leur bien doit être mesuré avant la vente, et l’apprennent au moment de signer. La loi Carrez ne s’intéresse pas au type de logement, mais à son régime juridique : un appartement, une maison ou un local commercial peuvent tous être concernés par le mesurage dès lors qu’ils font partie d’une copropriété.
La copropriété prend deux formes, et les deux sont visées. Un appartement situé dans un immeuble relève d’une copropriété verticale, tandis qu’une maison située dans une copropriété horizontale suit la même logique. Un local commercial ou professionnel situé dans une copropriété suit la même règle.
À l’inverse, une maison individuelle bâtie sur un terrain non divisé échappe entièrement à la loi Carrez, puisqu’aucun règlement de copropriété ne s’y applique. L’achat sur plan, appelé vente en l’état futur d’achèvement, y échappe également : le logement n’existe pas encore au moment de la signature, et il obéit à ses propres règles de surface.
La superficie doit figurer dans les actes visés par la loi, et pas seulement dans l’acte final. Elle apparaît dès la promesse ou le compromis, elle est reprise dans une vente en viager, et elle figure dans l’acte authentique signé chez le notaire.
Comment calculer la superficie privative en loi Carrez ?
En bref : Le calcul part de la surface de plancher des locaux clos et couverts, puis retranche les murs, cloisons, marches, cages d’escalier, gaines et embrasures de portes et de fenêtres. Seules les parties d’une hauteur d’au moins 1,80 mètre sont comptées.
Le calcul de la superficie loi Carrez ne demande ni formule compliquée ni logiciel, seulement de la méthode. Il se fait en deux temps : on additionne les planchers du lot, puis on retire tout ce que la construction occupe au sol, comme les murs, les cloisons ou les cages d’escalier. Trois filtres décident ensuite de ce qui reste : la nature du local, la hauteur sous plafond, et la taille du lot.
Un local clos et couvert
Seuls les locaux clos et couverts entrent dans le calcul. De cette surface, le décret retire les murs, les cloisons, les marches et cages d’escalier, les gaines, et les embrasures de portes et de fenêtres. Cette liste, qui figure à son article 4-1, est complète pour ces déductions : d’autres exclusions tiennent notamment à la nature du local, à sa hauteur ou à la taille du lot.
Une hauteur d’au moins 1,80 mètre
La hauteur se mesure du sol fini au plafond fini. Sous des combles ou sous un rampant, seule la portion de plancher où la hauteur atteint 1,80 mètre entre dans le calcul, et le reste en sort. Une même pièce peut donc n’être comptée qu’en partie, ce qui explique l’écart parfois important entre la surface ressentie et la surface déclarée.
Un lot d’au moins 8 m²
Ce dernier critère demande de comprendre ce qu’est un lot. Un lot de copropriété n’est pas une pièce : c’est une unité de propriété inscrite au règlement de copropriété. Un appartement forme en général un lot, et la cave ou le parking qui vont avec en forment d’autres. Un même propriétaire possède donc souvent plusieurs lots.
L’article 4-2 pose la règle : chaque lot se mesure séparément, et un lot de moins de 8 m² ne compte pas. Une chambre de bonne de 6 m², vendue comme lot à part, n’ajoute rien à la superficie annoncée. Une chambre de 7 m² située à l’intérieur d’un appartement de 60 m² compte en revanche intégralement, parce qu’elle n’est pas un lot : c’est une pièce du lot.
Une exception mérite d’être connue, car elle joue en faveur du vendeur. Lorsque plusieurs lots ont été réunis pour former un seul logement, c’est la superficie totale de ce logement qui est retenue, et les lots de moins de 8 m² ne sont plus écartés. Une chambre de bonne de 6 m² ouverte sur l’appartement voisin entre donc dans le calcul.
Quelles surfaces sont incluses dans la superficie loi Carrez ?
En bref : La superficie loi Carrez inclut les combles, greniers, réserves, remises, sous-sols et vérandas, dès lors qu’ils constituent une partie privative close et couverte d’une hauteur d’au moins 1,80 mètre. Une mezzanine peut être comptée pour sa seule portion de plancher atteignant cette hauteur.
Les combles, la véranda ou le sous-sol sont la première cause d’étonnement, parce que la loi Carrez y applique une logique qui n’est pas celle du confort. Un comble non aménagé est compté, une cave qui conserve cette destination ne l’est pas.
Trois conditions décident si un espace annexe entre dans le calcul : il doit être une partie privative, il doit être clos et couvert, et il doit atteindre 1,80 mètre. La première est la moins connue, et c’est pourtant elle qui tranche la plupart des cas.
| Élément | Compté | Condition |
|---|---|---|
| Combles aménagés ou non | Oui | Partie privative, close et couverte, hauteur d’au moins 1,80 m |
| Grenier | Oui | Mêmes conditions |
| Réserve, remise | Oui | Mêmes conditions |
| Sous-sol | Oui | Sauf cave, garage et emplacement de stationnement |
| Véranda | Oui | Close, couverte, partie privative, hauteur d’au moins 1,80 m |
| Loggia | Sous conditions | Partie privative, close et couverte, hauteur d’au moins 1,80 m |
| Mezzanine | Sous conditions | Plancher intégré au lot vendu ; portion d’au moins 1,80 m |
| Couloir | Oui | Intégré au lot vendu |
Les combles sont comptés qu’ils soient aménagés ou non, ce qui surprend souvent les vendeurs. La loi Carrez ne s’intéresse en effet pas au confort d’un espace, mais à sa réalité matérielle : dès lors que le local est clos, couvert et qu’il atteint 1,80 mètre, il entre dans le calcul. Le même raisonnement vaut pour les greniers, les réserves et les remises.
Le sous-sol est compté, sauf lorsqu’il s’agit d’une cave, d’un garage ou d’un emplacement de stationnement. Un sous-sol aménagé en pièce de vie peut entrer dans la superficie privative s’il fait partie du lot, est clos, couvert et atteint 1,80 mètre.
La véranda est comptée lorsqu’elle est close, couverte, et qu’elle constitue une partie privative. Cette dernière condition est la plus souvent oubliée, et c’est pourtant celle qui décide.
La loggia, justement, ne s’apprécie pas seulement par son aspect physique mais aussi par sa qualification juridique. La Cour de cassation juge de façon constante qu’une partie commune est exclue du calcul de la loi Carrez, même lorsque le vendeur en a la jouissance exclusive (Cass. 3e civ., 8 octobre 2008, n° 07-16.540, et Cass. 3e civ., 2 juillet 2008, n° 07-14.639). Une loggia fermée qui reste juridiquement une partie commune n’a donc rien à faire dans la superficie, quand bien même elle serait utilisée comme une pièce à part entière. Sur ce point, c’est le règlement de copropriété qui tranche, et non le constat sur place.
La mezzanine suit la règle générale si elle constitue un véritable plancher intégré au lot vendu. Sa surface compte à partir de 1,80 mètre. Une structure légère et démontable peut être exclue.
Le couloir intégré au lot est mesuré comme le reste du logement. C’est notamment le cas d’un dégagement racheté à la copropriété puis réuni au lot principal, dès lors que ce rachat a été voté en assemblée générale et inscrit au règlement.
Qu’est-ce qui ne compte pas dans la loi Carrez ?
En bref : Ne comptent pas dans la superficie loi Carrez : les murs, cloisons, marches, cages d’escalier, gaines et embrasures, les surfaces d’une hauteur inférieure à 1,80 mètre, les caves en tant que telles, garages et emplacements de stationnement, les balcons, terrasses et jardins, ainsi que les parties communes, même à jouissance exclusive.
Un vendeur qui découvre le résultat de son calcul cherche souvent à comprendre ce qui a disparu en route. Les exclusions de la loi Carrez répondent à trois motifs différents, et les confondre mène à des erreurs. Certains espaces sont écartés nommément par les textes, d’autres parce qu’ils ne sont pas clos, d’autres enfin parce qu’ils ne sont pas privatifs.
| Élément | Compté | Motif |
|---|---|---|
| Cave | Non, en principe | Exclue si elle reste une cave au jour de la vente |
| Garage, stationnement | Non | Exclus par la loi |
| Balcon, terrasse | Non | Surfaces non closes |
| Jardin | Non | Surface non close et non couverte |
| Partie commune | Non | Exclue même en cas de jouissance exclusive |
| Surface sous 1,80 m | Non | Hauteur insuffisante |
| Murs, cloisons, gaines | Non | Déduits par l’article 4-1 du décret |
Caves et garages sont exclus par l’article 46. Pour une ancienne cave transformée, la jurisprudence peut tenir compte de la consistance réelle du local au jour de la vente.
Les balcons, terrasses et jardins sont écartés pour une autre raison : ils ne constituent pas des locaux clos et couverts. Le calcul ne porte que sur les planchers de locaux fermés, ce qui exclut mécaniquement toutes les surfaces extérieures, quelle que soit leur superficie.
Les parties communes, enfin, sont exclues même lorsqu’un copropriétaire en a l’usage exclusif. Un droit de jouissance exclusive sur une partie commune ne s’analyse pas comme un droit de propriété, et la Cour de cassation en tire une conséquence directe : ces surfaces n’ont pas à apparaître dans le calcul.
Quelle est la différence entre la surface habitable et la surface loi Carrez ?
En bref : La superficie loi Carrez s’applique à la vente d’un lot de copropriété. La surface habitable, dite loi Boutin, s’applique au bail d’un logement loué en résidence principale. La surface Carrez est souvent supérieure, car elle intègre des annexes que la surface habitable écarte.
Un même logement peut afficher plusieurs mètres carrés d’écart entre son acte de vente et son futur bail, sans que personne ne se soit trompé. La surface habitable et la superficie loi Carrez mesurent le même bien, mais pas pour le même acte. La première sert au bail d’une location en résidence principale, la seconde à la vente d’un lot de copropriété. Leur socle de calcul est identique, et leur différence tient principalement aux annexes.
| Élément | Superficie Carrez | Surface habitable |
|---|---|---|
| Combles aménagés | Oui | Oui |
| Combles non aménagés | Oui | Non |
| Sous-sol hors cave | Oui | Non |
| Véranda, loggia privative | Oui, sous conditions | Non |
| Grenier, réserve, remise | Oui | Non |
| Cave, garage, stationnement | Non | Non |
| Balcon, terrasse, jardin | Non | Non |
La surface habitable et la superficie loi Carrez partagent pourtant le même socle de calcul : des planchers clos et couverts, une hauteur d’au moins 1,80 mètre, et la déduction des murs, cloisons, marches, cages d’escalier, gaines et embrasures. Elles divergent principalement sur les annexes, et c’est précisément là que l’écart se creuse.
Un appartement doté de combles non aménagés et d’une véranda est le cas le plus parlant. Ces deux espaces comptent dans la superficie Carrez et disparaissent de la surface habitable, sans qu’aucune des deux mesures ne soit fausse.
La surface loi Carrez sert-elle à calculer les charges de copropriété ?
En bref : La superficie loi Carrez ne détermine pas la répartition des charges de copropriété. Les charges suivent les clés prévues par le règlement de copropriété, et non la surface privative mesurée pour la vente.
Un copropriétaire cherche parfois à recalculer ses charges à partir de sa surface Carrez, et le résultat ne tombe jamais juste. La superficie loi Carrez et les charges de copropriété sont deux sujets distincts, et les confondre coûte cher à ceux qui s’y fient. Elle concerne la vente. Les charges, elles, suivent les clés de répartition du règlement de copropriété.
L’article 5 de la loi du 10 juillet 1965 prévoit que la quote-part des parties communes affectée à chaque lot est proportionnelle à sa valeur relative, appréciée selon sa consistance, sa superficie et sa situation. La superficie n’est donc qu’un critère parmi trois. Pour la répartition des charges, l’article 10 renvoie à cette valeur relative et, pour certains services et équipements, à leur utilité objective pour chaque lot.
Concrètement, un copropriétaire ne peut pas déduire ses charges de sa surface Carrez. Deux lots de superficie identique peuvent avoir des tantièmes différents selon leur consistance ou leur situation. Certaines charges, comme l’ascenseur, dépendent aussi de leur utilité objective. Pour connaître la répartition applicable, il faut lire le règlement de copropriété et l’état descriptif de division.
Le mécanisme complet est détaillé dans notre article sur le calcul des tantièmes de copropriété, ainsi que dans notre guide sur le montant des charges de copropriété.
Que se passe-t-il en cas d’erreur sur la superficie loi Carrez ?
En bref : L’absence de mention de la superficie dans l’acte authentique permet à l’acquéreur d’engager une action en nullité dans le mois qui suit la signature. Une superficie réelle inférieure de plus de 5 % à celle annoncée ouvre droit à une diminution du prix, demandée dans un délai d’un an à compter de l’acte authentique.
Une erreur de superficie ne se règle pas de la même façon selon qu’elle vient d’un oubli ou d’un mauvais calcul. Une superficie fausse et une superficie absente n’ont pas les mêmes conséquences. Oublier de la mentionner dans l’acte authentique expose le vendeur à l’annulation de la vente. Se tromper dans la mesure l’expose à une baisse du prix. Les délais et les effets diffèrent dans les deux cas.
Une superficie absente de l’acte authentique ouvre à l’acquéreur une action en nullité de la vente. Il peut l’engager jusqu’à l’expiration d’un délai d’un mois à compter de cet acte. Si la superficie manquait dans la promesse ou le compromis mais figure dans l’acte authentique, la signature de celui-ci éteint ce recours.
L’erreur de mesure se règle quant à elle par le prix. La loi tolère un écart de 5 % ou moins au bénéfice du vendeur, mais au-delà, l’acquéreur peut demander une diminution du prix proportionnelle à la superficie manquante, dans l’année qui suit l’acte authentique.
Aucun recours symétrique n’existe en revanche pour le vendeur. Si la superficie réelle se révèle supérieure à celle annoncée, il ne peut réclamer aucun complément de prix. Si vous vendez, vérifiez donc votre superficie avant de fixer votre prix, car l’erreur ne joue que dans un sens.
Qui peut calculer la superficie loi Carrez ?
En bref : Le calcul de la superficie loi Carrez peut être réalisé par le vendeur lui-même ou par un professionnel. Aucun texte n’impose le recours à un diagnostiqueur, mais le vendeur qui mesure seul supporte les conséquences d’une erreur.
La question revient à chaque vente : faut-il payer quelqu’un pour mesurer ? Aucune profession n’a le monopole du calcul de la superficie loi Carrez. Le décret ne le réserve à personne, et rien n’interdit à un vendeur de mesurer son lot lui-même. La question n’est donc pas celle du droit, mais celle du risque : le vendeur reste responsable de la superficie déclarée, et la lecture combinée du décret et du règlement de copropriété demande une certaine habitude.
Un professionnel apporte une méthode éprouvée, un matériel de mesure adapté et une assurance en cas de contestation. Si vous vendez un bien comportant des combles, une mezzanine ou une véranda, ce recours devient d’autant plus pertinent que ce sont précisément les configurations qui génèrent les litiges.
Quelle est la durée de validité du diagnostic loi Carrez ?
En bref : Les textes ne fixent pas de durée de validité. Un nouveau mesurage est recommandé après des travaux pouvant modifier la superficie.
Les textes ne prévoient pas de date d’expiration du mesurage Carrez. La superficie indiquée doit surtout rester exacte.
Après des travaux pouvant modifier la superficie (cloison, combles, véranda ou mezzanine) mieux vaut refaire le mesurage.
Quel est le rôle du syndic dans la vente d’un lot en copropriété ?
En bref : Le syndic ne calcule pas la superficie loi Carrez. Il peut communiquer les documents qui permettent d’identifier ce qui est privatif : le règlement de copropriété et l’état descriptif de division.
Le syndic est souvent le premier appelé quand une question de surface se pose, alors qu’il ne mesure rien. Il n’intervient pas dans le calcul, mais peut communiquer les documents utiles. Savoir si une loggia, un dégagement ou une annexe constitue une partie privative ou une partie commune ne se décide pas au mètre laser : cela se lit dans le règlement de copropriété et les documents du lot.
Le syndic établit également les documents financiers de la vente, qu’il ne faut pas confondre entre eux. Notre article sur le pré-état daté en copropriété détaille cette distinction, et les autres étapes de la cession sont réunies dans notre guide pour vendre un appartement dans une copropriété.
Questions fréquentes sur la loi Carrez
En bref : Un couloir peut entrer dans la superficie loi Carrez, tandis qu’une terrasse en est exclue. La règle s’applique aussi aux maisons en copropriété horizontale, et une véranda ne compte que si elle est privative, close et couverte.
Est-ce que la loi Carrez s’applique à un couloir ?
Oui, un couloir est compté dans la superficie loi Carrez dès lors qu’il fait partie du lot vendu, qu’il est clos et couvert, et que sa hauteur atteint 1,80 mètre. Un dégagement racheté à la copropriété puis réuni au logement est mesuré comme le reste du lot.
La terrasse est-elle incluse dans la surface loi Carrez ?
Non, une terrasse ouverte n’entre pas dans la superficie loi Carrez : elle n’est pas un local clos et couvert.
La loi Carrez s’applique-t-elle aux maisons en copropriété horizontale ?
Oui, la loi Carrez s’applique à une maison située dans une copropriété horizontale. C’est le régime juridique du bien qui déclenche l’obligation, et non sa forme. Une maison individuelle hors copropriété n’est pas concernée.
Une véranda compte-t-elle dans la superficie loi Carrez ?
Une véranda compte dans la superficie loi Carrez si elle est close, couverte, d’une hauteur d’au moins 1,80 mètre, et si elle constitue une partie privative au sens du règlement de copropriété. Une véranda édifiée sur une partie commune, même à usage exclusif, est exclue du calcul.
Une question sur ce qui est privatif dans votre copropriété ?
La réponse se trouve dans le règlement de copropriété et l’état descriptif de division, deux documents que votre syndic conserve. Sergic accompagne les copropriétaires et les vendeurs sur ces documents comme sur les étapes de la vente d’un lot.



























